Où nous sommes
Contrada Triona-96018 Pachino-Marzamemi

© Casuzze I Mori Museum – Contrada Triona, Pachino / Marzamemi
Casuzze I Mori Museum
Location touristique – Activité réglementée par le D.L. 50/2017 et les réglementations régionales de Sicile
CIN : IT089014C2P9MJM4KC / IT089014C2GIAADMLM · CIR : 19089014C210909 / 19089014C210904
CASUZZE I MORI museum:
Du nom
à leur emplacement
"Casuzze I Mori Museum", le nom fait référence à la manière dont on appelait « vulgairement » ces petites maisons, les « casuzze » justement, utilisées comme étables et greniers de la ferme, avec un rappel aux Maures (Arabes) qui ont dominé le territoire jusqu'à leur exil en 1091 avec la chute de la voisine Noto, lorsque, comme le raconte la légende, la veuve de l'émir, tombé au combat contre les Normands, se dirigea avec son trésor vers Marzamemi. Là, avant de partir pour l'Égypte, elle ordonna à ses esclaves de cacher ce trésor dans la Grotte de Calafarina, les tuant ensuite afin qu'ils ne puissent révéler la cachette. Depuis ce jour, leurs âmes sont devenues les gardiennes de ce lieu.
Situées dans une position géographiquement heureuse, les "Casuzze I Mori Museum" ouvrent un éventail de routes menant à des destinations célèbres, et d'autres peu connues.
À quelques kilomètres vers l'est, on salue Marzamemi et l'aristocratique Noto.
À l'aube du 10 juillet 1943, le petit triangle de pierre calcaire entre Cozze et Triona se transforma en une scène historique. Sa position stratégique, face au miroir bleu de la mer Ionienne, accueillit une rencontre cruciale entre les forces alliées britanniques et canadiennes. Après le débarquement à Capo Passero et Marza, des soldats de la Première Infanterie, de la 51e Highland Division et des Argyll se rassemblèrent ici, cherchant abri et coordination. Les petites Casuzze, autrefois rien de plus qu'une simple ferme, devinrent le centre d'un commandement anglais, grâce à leur vue privilégiée sur le territoire environnant. L'atmosphère était chargée de tension et de détermination, tandis qu'hommes et matériels, dont des machines et des munitions impossibles à transporter à dos de mulet, s'accumulaient dans le triangle.
En longeant le nord-est, la route provinciale, interrompue seulement par une virgule de mer, s'étend vers l'Europe.
Au pied des Casuzze, dans les rues menant à des vignobles colorés, repose la baroque Pachino.
Au sud-est, l'imposante tour Xibini éclaire le chemin des égarés et, complaisante, témoigne de l'union des deux mers (l'Ionienne et la Méditerranée).
D'est en ouest, les plages chaudes, les plages et les marais autour des Casuzze dessinent une parenthèse azurée à l'extrême pointe du sud.
Entre Costa D’Ambra et Costa Sole, dans le ciel à l'est, Phébus-Apollon-Sole annonce l'aube en embrassant l'infini et, de ses longs doigts, caresse les grains de sable de l'Ionienne, où la légende veut que la déesse Calypso se soit allongée pour sécher ses boucles.
Allongées entre les fleurs de chiappera et l'odeur du muscat, lors des douces nuits marines, les Casuzze égrènent préhistoire, poèmes et légendes : diligentes, elles protègent catacombes et sites archéologiques où les Sicanes vécurent depuis les temps les plus reculés.
"Casuzze I Mori Museum" sereines, étendues à l'ombre du figuier, tendent l'oreille au murmure du vent et aux plaintes des naufragés sur les rochers baignés par les vagues saumâtres, où Ulysse posa ses pas.
